Stephanie Swift est née le 7 février 1972 à Long Beach, en Californie. Elle a grandi dans une famille modeste et a passé une partie de son enfance à Hawaï, où sa famille s’est installée après le divorce de ses parents. Très tôt, elle montre un tempérament indépendant et une curiosité pour le monde du spectacle. Après le lycée, elle travaille comme serveuse et caissière tout en suivant des cours de théâtre dans une petite école locale. C’est en 1995, alors qu’elle a 23 ans, qu’un ami la met en contact avec un agent de casting spécialisé dans le cinéma pour adultes. Intriguée par la liberté financière et l’opportunité de voyager, elle décide de tenter l’expérience.
En 1995, Stephanie Swift tourne ses premières scènes pour des studios californiens. Rapidement, sa présence naturelle devant la caméra et son physique athlétique attirent l’attention. Elle signe un contrat avec la célèbre société Wicked Pictures, ce qui lui permet de travailler avec des réalisateurs reconnus comme Michael Zen ou Jonathan Morgan. Ses premières performances lui valent une nomination aux AVN Awards dès 1996 dans la catégorie « Best New Starlet ». Plutôt que de se contenter de rôles standard, elle insiste pour choisir ses partenaires de scène et participer au développement des scénarios, une démarche rare à l’époque. Cette exigence lui forge une réputation de professionnelle exigeante et respectée.
Entre 1997 et 2000, Stephanie Swift enchaîne les tournages et devient l’une des actrices les plus demandées du circuit. Elle remporte l’AVN Award de la « Best Actress » en 1998 pour son rôle dans le film « Satyr », une production à budget élevé qui mélange narration et scènes explicites. Parallèlement, elle s’essaie à la réalisation et coréalise une série de courts métrages pour le studio Metro. En 1999, elle publie une autobiographie partielle sur son site officiel, où elle raconte les coulisses de l’industrie et les difficultés à concilier vie privée et carrière. Elle y évoque notamment sa relation avec son fiancé de l’époque, un technicien du son rencontré sur un tournage, et la pression médiatique qui finit par mettre fin à cette relation.
Au sommet de sa carrière, Stephanie Swift totalise plus de 150 films et reçoit plusieurs distinctions. Outre l’AVN Award de la meilleure actrice, elle obtient le XRCO Award de la « Star of the Year » en 1999. En 2000, elle est intronisée au Temple de la renommée des AVN Hall of Fame, une consécration rare pour une artiste n’ayant que cinq ans de carrière. Dans ses interviews de l’époque, elle explique que cette reconnaissance lui a permis de négocier des cachets plus élevés et de financer un projet personnel : la création d’une petite structure de production indépendante destinée à donner leur chance à de jeunes talents féminins.
À partir de 2001, Stephanie Swift réduit nettement ses apparitions. Elle confie dans une rare interview accordée à un magazine français en 2002 qu’elle souhaite « tourner la page et explorer d’autres horizons ». Elle s’installe à Las Vegas et ouvre une boutique de vêtements vintage, qui fonctionne pendant quatre ans avant d’être revendue. En 2005, elle met au monde une fille et se consacre entièrement à son éducation, refusant toute proposition de retour. Quelques apparitions ponctuelles en tant que conférencière invitée dans des universités californiennes – où elle parle de la liberté d’expression et des droits des travailleurs du sexe – marquent sa seule présence publique. Depuis 2015, elle vit retirée dans une petite ville du Nevada, loin des projecteurs, et se consacre à la peinture et à l’écriture d’un roman autobiographique dont la sortie n’a jamais été confirmée.